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La création du CNP est intervenue dans un contexte marqué par deux réalités majeures :

 

-d’une part un engagement toujours croissant  des hautes sphères de l’Etat en faveur de  la sauvegarde et de la protection du patrimoine national. Madagascar a ainsi adhéré à la Convention du patrimoine mondial dès 1983. S’en suivirent l’inscription des «  Tsingy de Bemaraha » (patrimoine naturel en 1990) et de celle du site d’Ambohimanga Rova (patrimoine culturel en 2001)  dans la liste du patrimoine mondial  .   L’ inscription plus récente des Forêts humides de l’Atsinanana (2007) confirme cette volonté   politique encouragée et soutenue par la communauté internationale et en particulier par l’UNESCO.

-d’autre part et comme paradoxalement ,  le spectacle de la dégradation subie par  la plupart des ouvrages ou sites composant notre patrimoine national. Sans parler d’autres hauts lieux de l’Histoire de notre Pays tel que le Palais d’Andafiavaratra, le Rova d’Antananarivo, détruit par l’incendie du 6 novembre 1995 et dont la réhabilitation totale quinze ans après le drame n’avait guère évolué, constituait un exemple édifiant de la situation.